-Salut les filles, moi c'est Alcest. on ne se connaît pas encore mais on va apprendre à le faire. Ok ??
J'ai quinze ans,de l'acnée plein la gueule, je lis des poètes morts et maudits, je suis la réincarnation du grand poète Nicolas Sirkis et surtout, surtout je suis musicien. Je pratique la guitare depuis quelques années déjà et vous savez quoi?? j'ai déjà une discographie de gue-din.
Quoi ?? ma musique ??? je t'intéresse là ??? mmmmmmmmmhhhhhhhhh. Allez : je suis un poète torturé de la guitare moi et j'exprime tous mes sentiments, je laisse entrevoir la noirceur de mon âme à travers le prisme du black metal. Mais pas n'importe quel black metal hein. Le post-black metal. Telle est ma destinée. Comprends tu ce que je veux dire ?? non bien évidemment tu ne peux comprendre quel horrible reptile me dévore les entrailles, rien ne peut me libérer de ces entraves que j'ai érigées tout autour de mon être, rien........
OHHHH MAIS TA GUEULE !!!!!!
-Quoi ?? qui a osé interrompre mon génie, ma libre pensée ?? qui s'est........
-MAIS TU VAS LE FERMER TON CLAQUE MERDE ?????
Excuse moi, je ne me suis pas présenté : moi c'est myrrhman. Critique génial de l'absolu, je suis un et indivisible, je suis la création, je suis l'être et le néant. JE SUIS.
-vous êtes le grand myrrhman ??
- et oui. Et grâce à toi, petit, je viens de remettre en route ce fabuleux blog qu'est ma main dans ton disque. On peut m'accuser de mégalomanie, de formules faciles, de détenir LA vérité mais ton album, les voyages de l'âme c'est quelque chose hein.
Je sais : on va encore me dire : ouais la myrrhe pourquoi s'acharner sur un disque hein ? Il y a déjà eu débat à propos de l'utilité de ce blog certes mais là présentement je m'en tamponne royalement le coquillard. Alcest vient de sortir un nouvel album et je dois avouer qu'il y avait longtemps que je ne m'étais pas marré autant à l'écoute d'un disque.
Pour dissiper tout malentendu : les voyages de l'âme n'est pas vraiment mauvais,il serait même plutôt pas trop mal foutu. Bonne prod', son ample. Mais ça s'arrêtera là parce que pour le reste, ça ressemble beaucoup à l'idée que je me fais de l'ado boutonneux torturé seul dans sa chambre qu'on peut pas le comprendre vu qu'il est seul à comprendre les affres de ce monde immonde à l'agonie.
C'est tout ce que tu lui reproches à ce disque ??? Et ça vaut une note dans ma main ??? Tu te fous de la gueule du monde la myrrhe ?
Dis comme ça, ça paraît en effet un peu juste. Mais à écouter c'est une autre paire de manche. Je le répéte : ce n'est pas immonde.
Juste drôle.
Description ?? Autre temps, morceau ouvrant l'album, commence comme du Opeth période damnation. Correct voir plutôt pas mal. L'instrumental assure grave, créant une ambiance de recueillement. C'est limite beau. Puis arrive la voix. Qui fait tout retomber.Quel con a invité le chanteur de Kyo ??? hein ??? Le refrain arrive derrière et là...............c'est le drame. Opeth : OUT, welcome INDOCHINE !!! Mas pas Indochine le vrai non, une mauvaise copie d'Indochine. Ou alors un Indochine qui se serait enfilé toute la discographie du groupe de métal teutonnicojuvénile Tokio Hotel. Ensuite défilent plein d'influences : Ride, Slowdive (havens, sous haute influence rutti) enfin tout le mouvement shoegaze quoi, Opeth encore et toujours, Jesu (summer's glory comme échappé du 1er album de Jesu), make a change...kill yourself. De très belles influences certes mais la réinterprétation qui en est faite est tout de même troublante. Outre Tokio Hotel, se bousculent au portillon Mylène Farmer, Empyr, Cali/U2, Bruel.
Imaginez un peu le concept-album : BB Brunes, Kyo et toute la scène franco-rebelle post-biactol reprennent les meilleurs morceaux d'Opeth en français.
Vousl'aviez cauchemardé, Alcest l'a fait. Mais bien fait.
Comme les Inconnus avaient délicieusement parodié ces groupes néo-romantiques pseudo torturés, intellectuels usant d'un vocabulaire qu'eux même ne comprennent pas sur vice et versa, Alcest c'est peu ou prou la même chose. L'humour et la distance en moins. Ce qui, à posteriori, rend les voyages de l'âme bien plus drôle encore que la parodie. Parce qu'en l'écoutant ce sont les briquets qu'on voit se lever et s'enflammer, ce sont les longues mèches noires et rebelles que l'on voit onduler au vent, ce sont les yeux maquillés au khôl donnant une profondeur inattendue au regard qui jaillissent . Les voyages de l'âme comme vous l'avez bien compris, c'est un patchwork de clichés de la rebel attitude des années 80.
En 2012 je n'osais même pas imaginer une telle chose. Le mal-être adolescent vécu par des trentenaires désoeuvrés est pour ma pomme une source inépuisable de rires. Rien que pour m'avoir fait mourir de rire en ce début d'année morose, je ne peux que me prosterner et remercier Alcest.



Les morceaux sont interminables (hein, minables ?), « l’enfant » et « notre silence »
cumulent à elles seules 20 minutes statiques (bien que ça s’énerve un peu sur la fin, mais léger….) et Cloup semble vouloir décrire un quotidien ordinaire et sordide… Mais là où il parvenait,
avec Diabologum, à faire dans l’image surréaliste tout en restant accroché à une certaine réalité, ou à faire preuve d’humour et de cynisme au sein d’Expérience, il aligne des phrases d’une
banalité consternante dignes d’un Saez ou pire, d’un Kyo. Je ne sais pas trop où en sont les différents projets du bonhomme, mais il est clair qu’il faut rapidement qu’il se reprenne en main, car
écrire un truc aussi mauvais que « Plusieurs fois cet après-midi » qui réussit l’exploit d’être aussi creux musicalement que sur le plan des textes n’encourage guère à s’intéresser à la
suite. Musicalement, on pense vaguement à Mogwai première période (Ten Rapid / C.O.D.Y.) sans les montées de sève, et surtout sans l’inspiration et la tension. Ici, c’est tendu comme un bermuda
trop vieux qui baille au-dessus d’un bide trop gras. L’auditeur aussi baille de plus en plus à mesure que le disque progresse. Le point culminant reste donc « notre silence » où il ne
se passe absolument rien à part une ligne de basse composée de 5 notes sur laquelle Cloup déroule du texte cliché et limite préadolescent, alors que visiblement, il souhaitait un truc tendu au
possible amenant l’auditeur à chier dans son froc ! A vrai dire, on n’est pas loin d’y parvenir tant on s’emmerde. Un final qui, là encore, ramène à Mogwai, avec explosion de guitares, sauf
qu’il y ajoute un solo sans intérêt ni imagination, pour se terminer en eau de boudin. « Un film américain » vient clore un disque inutile et catastrophique qui distille un ennui
profond en alignant des facilités dignes d’un groupe de potes collégiens qui se prennent pour Noir Luke Désir.